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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 12:18
Une vue sur la garde du corps

Une vue sur la garde du corps

Vieux de plusieurs décennies, et fragilisé par l’usure du temps, le seul pont de Porto-Novo qui relie les deux villes capitales du Bénin nécessite une attention soutenue pour éviter que ne se produise l’irréparable.

Par René KPANOUKPE

C’est un secret de Polichinelle que le pont de Porto-Novo est de nos jours dans un état de dégradation très avancé. Une situation qui visiblement se complique davantage avec un regain du trafic des gros porteurs. Au nombre de ces engins lourds, on note les camions griffés Dangoté, spécialisés dans le transport des matériaux de construction dont le ciment. Il est vrai que ce regain de trafic poids-lourd dont fait objet cet unique axe apporte certainement une plus-value à l’économie nationale.

Mais à côté de cela, l’impact de ce flux du trafic sur le niveau de dégradation avancé de ce pont très mal en point est à prendre avec le plus grand sérieux par l’Etat Béninois. Et quand on sait que prendre des mesures d’anticipation devant de pareilles situations pour prévenir le danger n’est pas le quotidien chez nous, il urge d’alerter les autorités gouvernementales. Leur mettre la puce à l’oreille.

Le leur rappeler autant que faire se peut. Aucune occasion ne parait de trop dans cet exercice d’éveil de conscience de nos gouvernants. Le ministre des transports publics, Hervé Hêhomey, est invité à ne pas dormir sur un tel dossier. Une communication sur la situation du pont de Porto-Novo en conseil des ministres doit être envisagée au plus tôt pour attirer l’attention du gouvernement sur le danger qui pointe à l’horizon sur ledit pont.

Attendre que l’effondrement du pont de Porto-Novo nous surprenne comme c’en est le cas il y a quelques jours du pont de Calavi est une option vers laquelle il ne nous faut pas aller. Car, nous ne disposons pas d’un second pont secours. Et vu aujourd’hui que le passage sur le pont de Porto-Novo offre de moins en moins de sécurité aux usagers, il urge de parer au plus pressé.

Porto-Novo a besoin d’un second pont pour plusieurs raisons dont notamment la fluidité de la circulation et la sécurité des personnes et des biens. Ne pas construire un second pont à Porto-Novo sera au bout de cinq ans un défi des plus urgents que le gouvernement du chantre du nouveau départ, Patrice Talon aura échoué à relever. Cela y va de l’intérêt non seulement du peuple béninois mais également de celui de toute la communauté de la sous-région.

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